Isn’t the penis the ultimate symbol of power? In old (and not so old) paintings penises are disguised as towers, swords or guns, while in our ultra explicit times — when metaphors are hardly still necessary – bare erected penises are all over the internet and virtual chat platforms. The small – but all too big – difference between men and women is overcoded with meanings, fraught with expectations, that have turned an innocent difference into a millennia-old hierarchy.

The series Little Monsters revisits the infamous object and offers a deconstructive reflection on its symbolic power. Those little monsters do not have a male body to support them, nor to inject them with the blood needed to perform their erected glory. But they are not dead. They get a life of their own, no longer threatening, almost comic. In Hervé’s visual study qualities like force, domination and power are dissolved but leave a trace. In the space of their absence we can suddenly see anew — with empathic eyes — a strange and vulnerable organ that hardly resembles its old self.

 

La série “Little Monsters” par Hervé, est un portrait espiègle de la réalité mise à nue de ces petits poltrons souvent solitaires. Hervé s’est employé à déconstruire le culte millénaire du phallus ainsi que la notion du pénis en tant que symbole de pouvoir et masculinité.

Mignon, petit, adorable, vulnérable ou encore drôle ne sont pas les adjectifs habituellement associés au “grand et puissant Pénis”. Lorsque l’on regarde ces minuscules créatures, se décontenançant devant la caméra comme des animaux craintifs, il est difficile de les imaginer, ébranler des pays, en conquérir d’autres ou s’érigeant en héros

Les plateformes en ligne dépeignent souvent un pénis en érection, alors que la réalité d’un serpent engourdi, qui plus est borgne, est souvent moins glorieuse.

Contrairement aux populaires dick-pic, l’absence d’un contexte sexuel et d’autres parties du corps impliquant un sens de possession, combinées à la notion du titre “Monsters”, renforcent l’idée d’un membre indépendant, une créature dotée de sa propre volonté. Le titre forme une amusante juxtaposition d’une définition classique du monstre avec la vulnérabilité des chétives créatures exhibées. Merci Hervé de nous exposer ces amusantes et saisissantes images du “Pénis” sous un tout nouvel angle.